• "A la mémoire du sergent-chef Iturria"

    Source : http://www.sudouest.fr/2014/06/16/a-la-memoire-du-sergent-chef-iturria-1586492-4403.php

     

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    "A la mémoire du sergent-chef Iturria"

    Venu au monde lorsque débutait la Première Guerre mondiale, il est mort en héros avant la fin de la seconde. Victor Iturria   http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=75022naît le 22 octobre 1914, dans la maison Bordaberria à Bassussarry, puis la famille se déplace à Sare dans la maison Martinenea. « Sa turbulence désespérait sa famille et ses maîtres mais l'esprit de sacrifice a fait de lui un pur héros » , déclarait Jean Hiriart, un autre Saratar, lieutenant de commandos, qui prononça son éloge funèbre le 26 avril 1949.

     En 1934, il fait son service militaire et en 1938 il est appelé lors de la première mobilisation, puis rappelé en 1939 au 2e Hussard.

    Nommé caporal, il est affecté ensuite au 4e Dragons portés. Il est, à 23 ans, caporal tireur antichar et déjà cité par ses chefs. « Il plaçait une grenade dans un béret à plus de 50 mètres devant un Winston Churchill ébahi », écrivait le général Patrick Manificat à son égard.

    Graves blessures

    Après de graves blessures lors de la retraite de Dunkerque, le voilà sitôt rétabli, sur les champs de bataille du Moyen-Orient, dans le corps des parachutistes de la France Libre. Le French Squadron, dont il fait partie, mène des attaques sur les aérodromes occupés par les Allemands, comme celui de Benghazi.

    À 26 ans, il est titulaire de deux citations à l'ordre de l'armée et reçoit la Médaille militaire. De retour en Angleterre, il est nommé sergent-chef. Parachuté en Bretagne, il prend part à l'attaque de Lorient puis de Quiberon, le 15 août 1944, en faisant une centaine de prisonniers.

    C'est à Blain (44), qu'il est fauché à 27 ans, par une rafale de mitrailleuse, le 25 août 1944. Il est, à titre posthume, l'un des 1 038 compagnons de la Libération, titulaire de la Croix de guerre 39-45, de la médaille de la Résistance avec rosette, de la Military Cross (haute distinction britannique), et de la Légion d'honneur. La stèle du fronton, érigée le 16 août 1947, à Sare, lors d'une cérémonie grandiose présidée par le général Bergé qui fut son chef, a été réalisée en son honneur par le sculpteur Real del Sarte, sise sur le fronton qu'il aimait tant. Elle représente deux silhouettes en superposition, le pelotari et le soldat.

    En 1988, les SAS ( Spécial air service) se sont souvenus en scellant une plaque à la base du monument. Une autre stèle se trouve à Blain, à sa mémoire et à celle de Marcel Maigret, son compagnon d'arme.

    L'an prochain, une promotion de l'École nationale des sous-officiers de Saint-Maixent portera son nom.

    Jean Pouyet"


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