• "Compagnon de la libération. Jacques Hébert raconte sa vie"

    Sourcehttp://www.ouest-france.fr/compagnon-de-la-liberation-jacques-hebert-raconte-sa-vie-3179696

    "Jean-Jacques Lerosier

    L'ancien député-maire gaulliste de Cherbourg vient de publier ses mémoires. Il y a près de 75 ans, l'étudiant en médecine est parti rejoindre de Gaulle en Angleterre.

    Sur 1 038 Compagnons de la Libération, ils ne sont plus qu'une vingtaine encore vivants. Parmi eux, Jacques Hébert, député de la Manche de 1962 à 1973 et maire de Cherbourg de 1959 à 1977. Il voulait être botaniste, il fut médecin. Il était antimilitariste et batailla, soldat exemplaire. Il était de centre-gauche, il fut élu député gaulliste. La vie de Jacques Hébert, 94 ans aujourd'hui, est un chef-d'oeuvre de contraires et d'aventures. Des aventures qu'il raconte avec bonheur.

    Les frères Hébert

    Vivant désormais dans une maison de retraite à Thury-Harcourt, après avoir longtemps habité à Caen, Jacques Hébert vient de publier ses mémoires. « Déjà, mon arrière-petit-fils Romain m'interroge. Ce petit ouvrage n'est pas de l'histoire, mais des histoires. Puissent-elles faire rire, et surtout plaisir. Ce sera ma dernière joie. »Avec son frère Bernard, Jacques Hébert, étudiant en médecine, rejoint De Gaulle en juin 1940 à Londres.

    Les trajectoires des deux frères, deux Caennais, épouseront toutes les grandes dates de la France libre. Ils embarquent pour l'Angleterre à Saint-Jean-de-Luz à bord du Batory, où se trouve également, François Jacob, futur prix Nobel de médecine. Londres, expédition de Dakar, campagne de Syrie, combats de l'Afrique du Nord... Jacques Hébert vit tout cela intensément avant de débarquer à Utah Beach le 1er août 1944 et de se retrouver au coeur de la libération de Paris, le 25 août.

    « Mon engagement, écrit-il, fut le résultat de la conjonction en moi du refus total de l'inadmissible défaite de 1940, de la volonté de résister à l'ennemi et de l'amour de la France. Nos hommes avaient une âme de feu dans un corps de fer. Nous n'avons pas été des héros, seulement des hommes libres. »

    Fin de la guerre. Le lieutenant Hébert dépose les armes, reprend ses études de médecins. « Je fus interrogé en embryologie par un jeune prof qui me dit : je vous mets 14. Avant d'ajouter : « Vous en avez mis du temps à passer en seconde année. » Le futur docteur a une excuse en béton : « J'avais une guerre à faire, monsieur ». Et à gagner.

    Plus tard, ce seront des élections législatives et municipales que le Dr Hébert gagnera à Cherbourg. « Parlementaires de la Manche, nous prenions le train à 0 h 15 à Saint-Lazare et n'arrivions à Cherbourg que vers 6 h 30 du matin. Petit-déjeuner à la maison et rendez-vous dès 8 h 30 à la mairie... » Une autre époque.

    « Jacques Hébert... des hommes libres » par Jacques Hébert,  242 pages, Éditions Cahiers du temps, 18 €."


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  • Sourcehttp://www.lavoixdunord.fr/region/mouvaux-madeleine-overberghe-resistante-et-bientot-ia26b58807n2638694

    "Mouvaux : Madeleine Overberghe, résistante et bientôt (enfin) légionnaire"

     

    "Mouvaux : Madeleine Overberghe, résistante et bientôt (enfin) légionnaire"

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    Madeleine Overberghe, née Delépine,  97 ans aujourd’hui, était agent de liaison durant la Seconde Guerre mondiale. Elle aura attendu 70 ans sa Légion d’honneur qui lui sera remise le 14 février en mairie.

    Elle a 97 ans Madeleine. Se déplace avec une canne et est aveugle depuis une allergie à un médicament il y a trente ans. Mais sa mémoire est intacte, tout comme son tempérament, sacrément trempé. «Qu’est-ce que vous voulez que ça me fasse, je vais avoir ça à 97 ans, c’est un peu tard », lance-t-elle, quand on lui pose la question de ce qu’elle ressent à l’idée de devenir légionnaire.

    Aussitôt, cette frêle arrière-grand-mère embraye sur ses souvenirs : « Une heure après l’appel du général De Gaulle, je m’engageais dans la résistance », raconte-t-elle. Elle connaissait alors une employée de la mairie de Roubaix qui l’aiguille vers les réseaux clandestins. « C’était très important pour moi. On m’a demandé de choisir un prénom, ce fut Thérèse. Je suis devenue Thérèse Roulé. » Sa fille aînée, née en 1951, se prénomme Thérèse. Il y a des souvenirs qui collent à la peau. Madeleine Overberghe se voit alors dotée d’une fausse carte d’identité et d’une fausse adresse. « J’étais censée habiter 27, rue Condorcet à Roubaix. C’était une impasse avec des garages. »

    Son oncle, résistant aussi

    À l’époque, elle vit à Herseaux chez son oncle qui l’a adoptée. La petite fille étant devenue orpheline de mère, son père, qui ne l’a jamais reconnue, la fait néanmoins travailler à l’usine. « Il ne me nourrissait pas, c’étaient mes collègues qui m’apportaient à manger », raconte-t-elle, avec des sanglots dans la voix, quatre-vingts ans après. À 16 ans, elle part vivre chez son oncle, lourdement blessé durant la Première Guerre. Lui aussi entrera en résistance, sans jamais le dire à sa nièce pour ne pas la mettre en danger. Elle le découvrira après la guerre.

    Elle devient donc agent de liaison, en compagnie d’une religieuse, sœur Marie-Paule qui prend pour nom Marie Roublard. Elles rouleront toujours ensemble, transportant, dans le cadre de leur vélo ou dans du pain dont la mie avait été retirée, les précieux documents. «Les débuts ont été durs, j’ai roulé à vélo pendant toute la guerre, dans toute la France et la Belgique. Il fallait passer la ligne de démarcation avec de fausses cartes à chaque fois, on ne pouvait pas aller à plus de 30 km. Le seul moment où j’avais peur, c’était à ces passages où il y avait beaucoup d’Allemands. »

    Outre ses activités de résistante, Madeleine Overberghe a grand cœur. C’est elle aussi, pendant la guerre, qui fait le tour des fermes du secteur pour tenter de récupérer de quoi nourrir les orphelins de Luingne. « C’était un établissement qui appartenait aux Lepoutre. Mon oncle était secrétaire de cette grande famille textile. » Et elle peut compter sur le soutien de certains fermiers, et notamment les Poublanc, à Bollezeele. « Ils avaient une chambre au-dessus de la cuisine pour nous cacher. »

    Après-guerre, et jusqu’en 1948, elle tient la permanence des résistants déportés : « Je me suis occupé de toutes les familles de ceux qui étaient déportés. »

    Ne lui manque plus que le titre de Juste parmi les nations

    Pendant la guerre, Madeleine Overberghe  et son oncle ont caché un juif autrichien dans leur maison d’Herseaux.

    Résistante des réseaux Action 40 et ALI-France, médaille de la Résistance, croix du combattant, médaille des services volontaires dans la France libre, médaille belge de la résistance armée… la liste de ses médailles est longue. Manquerait toutefois le titre de Juste parmi les nations. Elle et son oncle ont, en effet, caché durant onze mois un juif autrichien, à la demande de l’orphelinat de Luingne, qui abritait sa femme et sa fille.

    « On avait aménagé une cuisine dans la cave. Il y avait une petite fenêtre qui donnait sur la rue. On voyait ceux qui entraient dans le jardin, ce qui lui laissait le temps d’aller se cacher sous l’escalier dont nous avions dévissé deux marches. La Gestapo est venue trois fois mais ne l’a jamais trouvé. »

    Et afin qu’il puisse voir sa fille sans prendre trop de risque, Madeleine organisait un goûter pour toute la classe, tous les jeudis. « Pend ant ce temps-là, en cachette, elle allait voir son père dans ma chambre.O n avait une voisine qui logeait un soldat allemand. Elle avait dû parler, notre jardin donnait sur la gare d’Herseaux, peut-être qu’elle l’avait entr’aperçu par la fenêtre, se demande-t-elle encore aujourd’hui. À la Libération, elle a eu des croix gammées sur sa maison, du grenier au rez-de-chaussée, puis elle a déménagé en France. »

    La nièce et son oncle préfèrent ne pas faire prendre de risques plus longtemps à leur hôte. « Je l’ai conduit au Croisé Laroche, sa femme et sa fille l’ont rejoint après. Lui était dans une maison de santé puis s’est fait arrêter. Il a failli partir avec le dernier train de Loos mais un soldat autrichien a reconnu l’accent de sa région natale et l’a sauvé. Je n’ai plus eu de ses nouvelles après, mais j’imagine qu’il est reparti en Autriche. »

    Une héroïne ? « C’est beaucoup dire. J’estime que tout le monde pouvait faire la même chose ! » Madeleine Overberghe a gardé tout son tempérament."

     


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  • Source : http://www.letelegramme.fr/finistere/le-folgoet/legion-d-honneur-louis-fave-decore-27-01-2015-10506092.php

    Légion d'honneur. Louis Favé décoré

     

    "Samedi dernier, le général Anjoulet a remis la croix de la Légion d'honneur à Louis Favé http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=68127  en présence d'un public nombreux : famille, voisins, amis, adhérents de l'association locale de l'Union nationale des combattants, élus, etc. « Raymond Le Pors, le président départemental de notre union, s'est déplacé pour ce grand événement », notait Yves Cavarec, le président local. « Cette décoration a pour but de récompenser tous ceux qui se sont distingués dans les guerres de liberté, mais aussi des citoyens qui, par leur savoir, leurs talents, leurs vertus, ont contribué à établir ou à défendre les principes de la République ou qui ont fait aimer la justice ou l'administration publique », a rappelé le général Anjoulet, avant que le fils du récipiendaire ne retrace le parcours de son père. « Engagé à 18 ans, en 1939, il a été embarqué sur le Strasbourg, le Jean-Bart, puis, en 1940, sur le Pasteur pour aller mettre en sécurité une partie de l'or de la banque de France au Canada et aux États-Unis (...); débarqué à Londres, il a décidé de rejoindre les rangs de la Force navale française libre (...); il embarque sur le torpilleur Melpomène et navigue en mer du Nord pour mouiller des mines, escorter des convois jusqu'à Londres, voire Gibraltar, servant de rempart entre les convois et les sous-marins et avions allemands ». Au péril de sa vie, Louis Favé a ainsi parcouru les mers avec les FNFL, de Brest à Halifax, de New York à Londres, de Daoula au Cap, de Sydney à Nouméa.


    © Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/finistere/le-folgoet/legion-d-honneur-louis-fave-decore-27-01-2015-10506092.php"


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  • Source : http://www.tahiti-infos.com/Hommages-du-monde-combattant-Polynesien-a-Maadi-Gobray-7-aout-1904-9-septembre-1980_a119983.html

    "Samedi dernier, à l’aube de cette année 2015, commémorant les 70 ans de la fin de la seconde guerre mondiale, à l’occasion d’un déplacement professionnel à Paris, Monsieur Philippe Leydet, directeur de l’office national des anciens combattants de Polynésie française s’est recueilli sur la tombe de Maadi Gobray, http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=71302  véritable égérie du monde combattant Polynésien, Hina de nos Tamarii volontaires. Sous-lieutenant infirmière du bataillon du pacifique, Maadi dès l’Appel du l8 Juin 1940 du général de Gaulle, entre en contact au Fenua avec ceux de ses compatriotes qui désiraient maintenir les possessions françaises du Pacifique dans la guerre. Lors du ralliement de la garnison de Papeete, elle est de ceux et de celles qui signent un télégramme adressé au général de Gaulle proposant de constituer une unité qui viendrait se battre au Moyen-Orient : le fameux bataillon du Pacifique qu’elle suivra du Levant, en Afrique du Nord, puis en Italie, enfin en France.

    En octobre 1945, à la tête d’une délégation, elle attire l’attention du chef du gouvernement sur le regroupement des blessés du bataillon et leur souhait de revoir le général de Gaulle avant d’embarquer pour le Pacifique. Une prise d’armes fut organisée dans la cour de la caserne La Tour Maubourg, les survivants du glorieux bataillon défilant fièrement une dernière fois devant celui qui est demeuré pour eux « le grand Charles ». Revenue à Papeete, Maadi reprit son métier d’infirmière à l’hôpital de Papeete, tout en s’occupant pendant son temps libre des mères et des veuves de ses camarades du bataillon. C’est grâce à elle, à sa volonté d’aboutir, que les problèmes de pension les plus ardus et les plus compliqués furent résolus au mieux. Ses derniers camarades de combat survivant et leurs veuves lui en gardent d’ailleurs toujours une très grande reconnaissance. À Papeete, la maison de Maadi était celle de tous les Français Libres qui passaient à Tahiti. Elle fut celle du Général et de Mme de Gaulle lors du voyage dans le Pacifique en 1956. Ce voyage avait été organisé d’ailleurs sur la suggestion de Maadi, afin de permettre au chef des Français Libres de venir remercier les volontaires les plus lointains de la France Libre. Maadi fut de toutes les manifestations gaullistes et de tous les référendums, se dépensant sans compter. Dans les années 1960, sa santé donnant déjà des signes d’inquiétude, elle fut hospitalisée au Val-de-Grâce, où Mme de Gaulle vint la voir à plusieurs reprises. La mort du général de Gaulle en 1970 l’affecta comme celle d’un père. Jamais sa fidélité au gaullisme ne faiblit. Quant à sa générosité, elle était légendaire. A l’approche de la mort, elle demanda à mourir dans le même lit que Mme de Gaulle et à être enterrée en France, dans un cimetière militaire, aux côtés de ses camarades Français Libres. Son vœu fut exaucé. Elle repose aujourd’hui au cimetière de Bagneux (92), dans le carré réservé à des F.F.L., morts au champ d’honneur au Levant. Jusqu’au terme de sa vie, Maadi Gobray resta fidèle à la France, à la croix de Lorraine, sous le signe de laquelle elle avait combattu avec ses camarades du Pacifique pour la libérer, donnant ainsi au monde un admirable exemple de solidarité humaine de tous les Français qu’ils soient de Polynésie ou d’ailleurs.

     

    Sources :  Directeur de l’ONAC/PF Philippe Leydet"


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  • J'apprend la disparition de monsieur Daniel Zanotti http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=102021, ancien de la 13 DBLE.

    Mes plus sincères condoléances à toute la famille et sa fille Corinne en particulier, qui a annoncé cette triste nouvelle sur http://francaislibres.over-blog.com/

     

     

    Décès de Monsieur Daniel ZANOTTI


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