• "Figeac. Adonis Moulène raflé le 10 mai 1944"

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    "Figeac. Adonis Moulène raflé le 10 mai 1944"

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    Les 10, 11 et 12 mai, seront commémorés les 70 ans de la Rafle et des actes d'exactions de la division Das Reich, à Figeac et dans le nord du Lot.

    Parmi les victimes de Figeac, le destin hors du commun d'Adonis Moulène http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=86810 , né à Montet-et-Bouxal en 1917, mérite d'être souligné. Fils d'agriculteurs, boursier et passionné d'aviation, Adonis s'engage en 1935 dans l'armée de l'air, obtenant à 19 ans son brevet de pilote. En 1939, il participe à la Campagne de France et compte 5 victoires. Le 26 juin 1940, il répond à l'Appel du général de Gaulle et rallie les Forces aériennes françaises libres (FAFL).

    Affecté au 1er groupe de combat des FAFL, avec cinq autres pilotes dont Jacques Soufflet (futur ministre de la Défense, 1974), il reçoit pour mission d'obtenir le ralliement des forces françaises de Dakar. Mais ils sont faits prisonniers par le commandant de la base resté fidèle au gouvernement de Vichy. Accusés de haute trahison, ils sont emprisonnés à Bamako, puis libérés par échange d'otage en janvier 1941.

    Réintégré dans un groupe de chasse à Bizerte en Tunisie, il démissionne en septembre 1942 pour des raisons politiques, refusant de combattre, à l'approche du Débarquement allié en AFN, contre ses camarades. Il est alors rapatrié en France et rejoint son village. Agent FTP de renseignement en 1943, il est raflé à Figeac, le 10 mai 1944. Déporté en Tchécoslovaquie, il s'évade et rejoint les partisans avant d'être libéré par les Russes en 1945.

    De retour en France, il réintègre l'armée de l'air, avec le grade de lieutenant. Nommé chevalier de la légion d'honneur à 31 ans, il retourne définitivement à la vie civile. Il totalise alors dix combats aériens, cinq victoires homologuées et 75 missions de guerre.

    Pilote expérimenté, il entame une carrière chez les avionneurs. Au salon du Bourget de 1953, il présente le monoplace Bébé Jodel, puis le Broussard, en 1954. En 1956, lors d'une démonstration en Andorre, un coup de vent rabat violemment son Broussard au décollage. Les passagers sont indemnes mais il est grièvement blessé et meurt quelques jours après dans le train qui le ramène à Paris. Il avait 39 ans.


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