• "Jean Michaux, de Sainghin à Londres, en voiture jusqu’à de Gaulle"

     

    Source : http://www.lavoixdunord.fr/region/jean-michaux-de-sainghin-a-londres-en-voiture-jusqu-a-ia28b50439n2606209

    Marie Vandekerkhove (texte) et Stéphane Mortagne (photo)

     

    "Jean Michaux, de Sainghin à Londres, en voiture jusqu’à de Gaulle"

    "Jean Michaux, de Sainghin à Londres, en voiture jusqu’à de Gaulle"

    "Jean Michaux, de Sainghin à Londres, en voiture jusqu’à de Gaulle"

     

     

     

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    Le Sainghinois de 93 ans  http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=85396  appartient à la promo du Nouvel an de la Légion d’honneur. Et c’est son fils qui va la lui remettre. L’occasion d’évoquer les faits d’arme de ce compagnon du Général qui a libéré Paris en Harley Davidson.

    L’aventure de sa vie est née d’une bonne action. « La châtelaine de Sainghin, Madame Josson, 74 ans, m’a demandé de la conduire en voiture jusqu’à Dinard. Sa belle-fille et son petit-fils avaient trouvé refuge là-bas, son fils était mobilisé », se souvient le nonagénaire. Seul souci, de taille : le jeune homme de 18 ans n’a pas son permis. « J’ai demandé au cafetier du village de me donner les rudiments de la conduite. Madame Josson, sa dame de compagnie et moi sommes partis deux jours après, dans une voiture du château ».

    L’aventure commence le 18 mai 1940, avec la bénédiction des parents de Jean. Papa est paysagiste du château. Maman refuse que ses deux fils subissent l’occupation allemande, comme en 1914. Sur les routes, c’est la cohue. L’évacuation. Le conducteur néophyte et ses deux passagères arrivent à bon port à Dinard. Et y demeurent. « Je suis allé chercher du travail à la mairie. On m’a orienté vers un vendeur de boissons qui cherchait un livreur ». Nouveau pied de nez du sort : Jean est embauché pour conduire le camion de la brasserie.

    Un mois plus tard, de Gaulle lance son appel du 18 Juin depuis Londres. On l’entend à Dinard. « Mon patron m’a dit : j’aurais 10 ans de moins, j’irais. Alors il a sorti deux billets de son portefeuille et me les a donnés ». Jean veut traverser la Manche. « J’ai descendu l’avenue de la Mer et suis tombé sur des marins qui poussaient une voiture en panne. Le tableau de bord était identique à celle des Josson. J’ai réussi à la démarrer et suis parti avec eux ».

    Direction Brest. Jean embarque sur un bateau vers Cardiff, en faisant semblant de porter des caisses. Il s’engage dans les Forces françaises libres. « J’étais affecté à Camberley, à 70 km de Londres. Pendant un an, c’est moi qui portais, à moto, les courriers à l’état-major. Souvent, je croisais de Gaulle et parfois, nous parlions du Nord… », se souvient le nonagénaire.

    Jean part ensuite en Afrique, devient moniteur de conduite pour l’armée. Il revient en France avec le général Leclerc et la 2e DB et libère Paris en Harley Davidson. Avant de rentrer à Sainghin, en 1945, d’épouser la fille du cafetier qui l’avait initié au volant et de mener une carrière dans les transports, jusqu’au garage de la Voix du Nord pendant trente ans."

     

     

     


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