• "Le Berruyer Georges Perrin décoré à titre posthume"

    "Le Berruyer Georges Perrin décoré à titre posthume"

    Source : http://www.leberry.fr/cher/actualite/2014/10/22/le-berruyer-georges-perrin-decore-a-titre-posthume_11190732.html

     

    "Le Berruyer Georges Perrin vient d’être décoré à titre posthume pour ses faits d’arme au cours de la bataille d’Angleterre. Sa fille rentre de Paris avec les médailles. Elle se souvient.

    « Ça lui déplaisait beaucoup qu’on parle de lui en héros ! », prévient Christianne Ledard. La fille cache pourtant difficilement toute la fierté qu’elle a pour son père. Georges Perrin  http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=90260 (1917-1981) fut un résistant de la première heure. Un vrai. De ces hommes qui avaient « une certaine idée de la France », et autant d’audace que d’humilité.

    En passant par Gibraltar

    Né dans l’Allier, Georges Perrin grandit à Bourges où sa famille s’installe quand il est enfant. Après un CAP de mécanicien militaire à Vierzon, il devient agent technique chez Hanriot puis monte rapidement dans le cockpit. Il obtient son brevet de pilotage en 1936, puis son brevet de moniteur tous types d’avions et voltige au début de 1940. Il se trouve à Meknès au Maroc quand surviennent la débâcle puis l’armistice en mai-juin 1940. De la période qui va suivre, Christiane Ledard n’a que des lambeaux. « Les rares fois où il en parlait c’était sous la forme d’anecdotes. Et généralement nous n’avions pas la fin », regrette-t-elle. Anecdote donc, quand Georges Perrin, avec un autre pilote, deux élèves et un mécanicien, faussent compagnie à l’armée française à bord d’un Caudron Goéland. Anecdote aussi quand l’équipée arrive à Gibraltar : « il y avait d’un côté les troupes franquistes qui tiraient sur l’avion et de l’autre les Anglais qui l’accueillaient à bras ouverts », relate Christianne Ledard.

    Comme d’autres Français ayant fui l’Afrique du Nord, Georges Perrin prend connaissance à Gibraltar de l’appel d’un certain de Gaulle. Il embarque donc sur un bateau pour gagner Londres. En juillet 1940, ils sont treize pilotes français à former l’aviation de la France libre. L’escadrille est incorporée au sein de la Royal Air Force. Tous les treize viennent d’être décorés à titre posthume par l’Ambassade britannique. Un joli retour de l’histoire : « Mon père était considéré comme déserteur et condamné à mort par Vichy, et cette peine n’avait jamais été levée », note Christiane Ledard.

    Selon des données récupérées par la fondation de Gaulle, Georges Perrin effectue 120 missions défensives et une douzaine de missions offensives sur le nord de la France. Sur les treize pilotes, il fait partie des deux qui terminent la guerre vivant, non sans avoir été abattu par deux fois par les Messerschmitts allemands.

    Après 1941, il ne revolera plus

    Suspendu de vol sur avis médical à la fin de 1941, Georges Perrin continue sa guerre à Londres et Alger dans le domaine des radars et de la radio. « Ce qu’il voulait c’est voler. Mais il ne pourra plus jamais le faire », témoigne Christiane Ledard avec amertume.

    L’emploi de bureau qu’on lui donne en compensation au ministère de la Défense en 1945 ne lui convient guère. C’est alors qu’il raccroche de l’Armée pour revenir à Bourges monter une affaire d’équipements électriques. Ses souvenirs ressortent parfois dans les pages du Berry républicain – Georges Perrin est un ami du fondateur Pierre Jacquet. Mais aussi lors d’émissions télés ou de cérémonies d’anciens combattants à Paris. Il se déplace une dernière fois en septembre 1980 pour ranimer la flamme du soldat inconnu, avant de s’éteindre à Bourges début 1981.

    Floris Bressy"


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :