• "Les Douarnenistes embarquent les aviateurs"

    Source : http://www.ouest-france.fr/les-douarnenistes-embarquent-les-aviateurs-2579863

     

    "

    Le 21 janvier 1944, 3 h du matin. Gaby Cloarec   http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=61412 guette le passage d'un nuage devant la lune pour engager son Breiz Izel dans le chenal de Tréboul. Sa pinasse glisse dans la nuit, poussée par la marée descendante. À son bord, trente passagers clandestins, le coeur serré.

    Au passage de la digue, un vieux marin, requis par l'occupant pour surveiller le port, les aperçoit dans l'ombre. Il crie « Au voleur ! ». La sentinelle allemande ajuste ses jumelles : « C'est un rocher, tu as trop bu ! »

    Trente-six heures plus tard, le bateau arrive à Falmouth et débarque ses occupants : 14 aviateurs anglais, américains et canadiens et 17 Bretons désireux de rejoindre les Forces françaises libres.

    Marins de l'ombre

    Le Breiz Izel sera le dernier bateau douarneniste à s'échapper vers l'Angleterre. Bien d'autres l'ont précédé : le 8 avril 1943, le Dalc'h Mad essuie une tempête à 45 km à l'ouest de l'île de Sein et est victime d'une avarie. À son bord, Xavier Trellu,  http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=99308  professeur de Quimper (il sera plus tard député et sénateur du Finistère), avec dix-sept jeunes Douarnenistes, dont Louis Marrec, promu patron du bateau à seulement 23 ans. C'est lui qui a l'idée d'obstruer la voie d'eau au moyen d'une voile passée sous la coque.

    Entre juin 1940 et janvier 1944, dix bateaux de pêche ont pris le large clandestinement de Douarnenez : Trébouliste, parti le 18 juin 1940 (patron : François L'Helguen) ; La Brise, Dom-Michel-Nobletz et Ma Gondole (partis le 19 juin 1940) ; Petite-Anna (21 octobre 1941) ; Dalc'h Mad (7 avril 1943) ; Moïse (23 août 1943) ; Ar Voularc'h (16 septembre 1943, Jos Balanec), La Pérouse (2 octobre 1943, Germain Pouchous)  http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=91650  et enfin, Breiz Izel (21 janvier 1944, Gabriel Cloarec).

    D'autres ont aussi rejoint le Verdon (dont le fameux À la Grâce de Dieu, chargé d'or de la Banque de France), certains ont disparu (Réginas-Pacis, Sapigneul, Sainte-Thérèse) ou ont été coulés par des sous-marins.

    Syndic des gens de mer sous l'Occupation, Victor Salez usa de ses fonctions pour tromper les troupes allemandes et organiser la plupart de ces passages au sein du réseau Libération Nord. Avant de partir, lui aussi, à bord du La Pérouse, le 2 octobre 1943. On estime à près de 150, le nombre de jeunes de la région partis lors de cette épopée.

    "

     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :