• Libération de Calais : le destin tragique du commandant Mengin, tué par un obus en 1944

    Libération de Calais : le destin tragique du commandant Mengin, tué par un obus en 1944

    Source : http://www.lavoixdunord.fr/region/liberation-de-calais-le-destin-tragique-du-commandant-ia33b48581n2353985?xtor=RSS-2

     

    "Roger Mengin  http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=84902  est né à Paris en 1896. Membre de l’armée de l’Air, il a rejoint Charles de Gaulle à Londres en 1942 puis a été promu commandant dans les Forces françaises libres (FFL). C’est lui qui sera le premier officier français à pénétrer dans Calais, en 1944. Il sera également partie prenante des négociations menées entre les Alliés et la garnison allemande, alors que Calais recense encore 24 000 civils.

    Le 29 septembre 1944, vers 15 h, a lieu l’un des moments les plus importants de la ville de Calais. Les habitants sont invités à se rendre place Crévecœur. Le commandant Mengin s’installe sur le perron du palais de justice et parle à la foule :« Habitants de Calais, l’heure de la délivrance approche. Le commandant canadien a invité le commandant allemand à se rendre. Celui-ci a refusé. Nous allons devoir recourir aux moyens les plus puissants et attaquer la ville que nous allons rayer de la carte. En tant que représentant du général De Gaulle, je vous demande de quitter immédiatement la ville et de n’emmener avec vous que le strict nécessaire. » Les Calaisiens, d’abord silencieux, entonnent ensuite La Marseillaise.

    Le commandant Mengin gère l’évacuation et le convoyage des blessés. Rapidement, environ 20 000 personnes ont quitté la ville. Les combats reprennent et les Allemands capitulent assez vite. Il se rend alors en voiture, en compagnie du capitaine Jacques Vendroux (qui devint maire de Calais plus tard), annoncer la nouvelle aux Calaisiens. Mais son véhicule est touché par un obus, à la sortie de Calais, au bout de l’actuelle route de Saint-Omer. Touché à l’omoplate, il est emmené vers un blockhaus situé aux Attaques où il décède, dans les bras de Jacques Vendroux. D’abord inhumé à Ardres, le commandant Mengin repose aujourd’hui à Saint-Genviève-des-Bois, dans le Loiret. Une rue, située entre le boulevard Lafayette et la place Crévecœur, porte son nom depuis le mois d’avril 1945."


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