• Mimizan (40) : une plaque dédiée au général Georges Bergé

    Source : http://www.sudouest.fr/2014/05/14/celui-qui-ose-gagne-1554089-3446.php

    "Ce Compagnon de la Libération originaire de Mimizan, avait fondé, entre autres, une école d'agents clandestins durant la seconde guerre mondiale

    Mimizan (40) : une plaque dédiée au général Georges Bergé

     

    Blessé par balles à deux reprises lors des combats face aux Allemands dans le nord de la France en mai 1940, le capitaine Georges Bergé  http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=54858 est hospitalisé à Caen et se retrouve convalescent dans la maison familiale à Mimizan. C'est là qu'il entendra le message de capitulation du maréchal Pétain, puis l'appel du 18 Juin du général De Gaulle.

    Trois jours plus tard, il embarquait à Saint-Jean-de-Luz pour rejoindre les Forces françaises libres sur un navire polonais, le « Sobieski ». À peine arrivé, il rencontre le général De Gaulle et lui propose de créer une unité de parachutistes. Il va ensuite diriger les premières missions aéroportées au-dessus de la France occupée : Savannah, de mars à avril 1941, puis Joséphine B en mai. Ses deux périples lui donneront l'occasion de repasser à Mimizan où s'est formé un petit groupe de résistants autour de Jeanty Luxey, lieutenant de réserve, et auquel participe son père, François.

    De retour en Angleterre, il fonde une école d'agents clandestins où seront formés la plupart des agents parachutés en France. En janvier 1942, il est affecté à Kabret, sur la rive ouest du canal de Suez où il forme le « French Squadron » du Special Air Service Brigade dirigé par le major David Stirling. Sa devise « Who dares wins » (qui ose gagne) deviendra aussi celle des forces spéciales de la France Libre puis des régiments parachutistes qui en sont issus après guerre et notamment le 1er RPMIA de Bayonne. En juin, son unité se voit confier la mission d'attaquer six des huit aérodromes ennemis qui contrôlent le bassin oriental de la Méditerranée afin de permettre le passage d'un convoi chargé de ravitailler l'île de Malte. Le commandant Bergé choisit d'attaquer l'aérodrome d'Héraklion, en Crète. Il parvient avec son groupe de quatre hommes à détruire une vingtaine d'avions, mais il sera capturé à l'issue de sa mission.

    Deux hommes réussiront à s'évader dont Jacques Sibard, qui était présent lors de la cérémonie du 8 Mai dernier à Mimizan et est l'un des trois derniers membres de cette unité encore en vie. D'abord interné à Lübeck où il organise un groupe d'évasion, Georges Bergé est repris et envoyé à la forteresse de Colditz, en Saxe, où il retrouvera le major David Stirling, fait prisonnier en 1943 au cours d'un raid en Tunisie. Ils seront libérés en avril 1945 par l'avant-garde de l'armée du général Patton.

    Après guerre, le colonel Bergé poursuit sa carrière militaire et participe notamment, en tant qu'adjoint au général commandant les troupes aéroportées, à l'opération franco-anglaise du canal de Suez en 1956. En 1961, il est nommé général de brigade et prendra sa retraite du service actif l'année suivante. Il décède en septembre 1997 à Mimizan où a lieu la cérémonie des obsèques.

    Son parcours héroïque lui a valu de nombreux titres et reconnaissances dont celui de Compagnon de la Libération et d'officier de l'Ordre de l'Empire britannique. À l'issue des cérémonies commémoratives de la victoire du 8 mai 1945, une plaque à sa mémoire a été inaugurée dans le square qui fait face à la mairie de Mimizan et qui portera désormais son nom.

    Elle a été dévoilée par Jacques Sibard   http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=96327  , son compagnon d'armes, et Christian Plantier, maire de la ville, en présence des associations d'anciens combattants et de l'association Qui ose gagne dont le but est de transmettre le patrimoine historique et moral hérité des parachutistes SAS de la France Libre.

    Son fils, Jacques, ancien diplomate, était également présent. Avec ses deux sœurs, Gill et Anne, ils se retrouvent régulièrement dans la maison familiale à Mimizan. Leur aïeul l'avait baptisé « Robinson » parce qu'à l'époque, elle était isolée au bord du Courant."


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