• "Patrick de Gmeline sort de l’oubli Pierre de Saint Péreuse"

    "Patrick de Gmeline sort de l’oubli Pierre de Saint Péreuse"

    Source : http://www.aerobuzz.fr/spip.php?breve3765

    "C’est une véritable performance que vient de réaliser Patrick de Gmeline en publiant une saga documentée sur la vie de Pierre de Saint Péreuse  http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=97879  intitulée « Des ailes pour la France libre » (Editions de Venise). Le pilote français, officier supérieur, Compagnon de la Libération Pierre Tassin de Saint Péreuse (1910-1955) a eu, en effet, une vie et une carrière d’aviateur durant la dernière guerre mondiale tellement riche, que les retracer dans les moindres détails et en un seul livre relevait du défi. Défi auquel l’historien Patrick de Gmeline s’est attaqué. Il signe ici un ouvrage historique de haute volée.

    On connaît finalement assez peu Pierre de Saint Péreuse. Même le très cultivé général d’armée aérienne et ancien chef d’état-major de l’Armée de l’Air Stéphane Abrial, qui signe la préface du livre, admet que «  si je connaissais le nom, lié à l’épopée glorieuse des Groupes Lorraine et Bretagne, je ne connaissais ni l’homme, ni la qualité et la profondeur de son engagement.  » Mieux, même l’auteur reconnaît : « en tant qu’historien militaire, je connaissais ce soldat de nom. Pas plus. » C’est dire qu’il a fallu à Patrick de Gmeline des centaines d’heures de travail et de recherches pour arriver à l’aboutissement de l’ouvrage. Un ouvrage dont l’origine remonte à la rencontre de l’auteur et du fils de Pierre de Saint Péreuse, Elie de Saint Péreuse qui lui exprima le souhait, il y a deux ans, de s’intéresser à la vie de son père.

    Un pilote fabuleux qui quitta l’Armée de l’Air avec 1030 heures de vol et le grade de colonel. Un pilote volontaire qui débuta par la cavalerie au 8éme régiment de Chasseurs à cheval d’Orléans. Puis ce sera la prestigieuse et mythique école d’Avord où le jeune promu lieutenant se présente en 1938 pour décrocher son brevet d’observateur en avion. Avord, près de Bourges, qui marque pour le futur pilote un retour à sa région natale : Moulins. Puis, bien plus tard, en Afrique du nord, la vie de Pierre Tassin de Saint Péreuse bascule. Le combattant proche de Leclerc et estimé par De Gaulle raconte lui-même son crash : «  Le 15 juillet 1943, je devais regagner le groupe Bretagne à Ben Gardane à bord de l’avion Goéland […] Nous étions six à bord, équipage compris […] Le décollage se passe bien, il fait très chaud et peu après, comme je n’ai rien de mieux à faire étant passager, je m’endors du sommeil du juste. Le réveil est brutal, j’ignore d’ailleurs ce qui m’a réveillé, peut-être l’arrêt d’un moteur… toujours est-il que nous sommes à ce moment-là à 50 mètres du sol en glissade à gauche. […] Quand je reviens à moi, je suis couché près du plan fixe de l’avion […] tout brûle autour, l’avion et l’herbe rêche qui constitue la végétation…  » Pour Pierre de Saint Péreuse la guerre est finie. Hospitalisé d’abord à Sétif puis à Alger, il sera amputé d’une jambe… Pour autant, l’homme va continuer ses combats, fidèle à son engagement pris auprès des Forces Françaises Libres, et, après avoir quitté l’Armée en 1962, il rejoint la SNECMA. Il s’éteindre en 1955 dans son fief de Saint Péreuse dans la Nièvre.

    Le livre de Patrick de Gmeline, rédigé par une plume rigoureuse (sur les quarante ouvrages de Patrick de Gmeline, deux ont été couronnés par l’Académie française) et superbement illustré, se situe à la croisée des récits de guerre, des chroniques sociales et familiales, et des sagas historiques.

    Bruno Rivière"


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