• SLATE.FR : "Plus de soixante-dix ans après, les résistants antillais sortent de l'ombre"

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    Plus de soixante-dix ans après, les résistants antillais sortent de l'ombre

    SLATE.FR : "Plus de soixante-dix ans après, les résistants antillais sortent de l'ombre"

     

    Les «dissidents» antillais et guyanais furent parmi les grands oubliés du conflit mondial, que ce soit par les historiens, les romanciers et l’État.

    Plus de soixante-dix ans après, il est encore des pans de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale qui sortent lentement de l'ombre. C'est le cas de la Dissidence. Si le nom que porte la Résistance aux Antilles et en Guyane ne vous est pas familier, rien de surprenant à cela: cette histoire reste méconnue.

    Évincés du Conseil national de la Résistance en 1945, longtemps absents des commémorations, les résistants antillais et guyanais furent parmi les grands «oubliés» du conflit mondial. Engagés pour défendre la République française, c'est paradoxalement par crainte de volontés anti-françaises qu'ils furent exclus du CNR à la sortie du conflit.

    De 1940 à 1943, la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane sont sous le contrôle de Vichy. L'amiral Robert, haut-commissaire de la France aux Antilles et en Guyane, ultraconservateur et vichyste notoire, dirige ces vieilles colonies, épaulé par des gouverneurs.

    La Dissidence y naît en même temps que l'instauration du contrôle vichyste. Et comme en métropole, elle prend des formes diverses, de l'opposition passive à la résistance armée.

    Patriotisme, misère et marronage

    Si l'origine du mot de dissidence reste incertaine, l'historien canadien Eric Jennings précise que «le mot “résistance– n'était alors pas fixé. On parle de réseaux, de sabotage...» Et aux Antilles de dissidence.

    Un certain nombre d'Antillais et de Guyanais quittèrent leur terre natale pour rejoindre les Forces françaises libres. C'est le départ en dissidence. Ils auraient été entre 4.000 et 5.000 hommes et femmes à quitter la Guadeloupe et la Martinique pour rallier les îles anglaises de la Dominique et de Sainte-Lucie de 1940 à 1943, d'après Eric Jennings. «On part aussi en dissidence depuis la Guyane, mais c'est plus compliqué. Il n'y a pas la proximité britannique», explique Eric Jennings. Pour la colonie d'Amérique du Sud, le nombre de dissidents ayant rallié les FFL pourrait s'éléver à quelques centaines de personnes......"

    la suite : 

    Une remarque : 

    sur le monument de la 1e DFL, à Hyeres, l'insigne du 21e Groupe Antillais de D.C.A, est présent. 

    SLATE.FR : "Plus de soixante-dix ans après, les résistants antillais sortent de l'ombre"

    Source photo: https://www.flickr.com/photos/88215061@N06/12137287345/

     


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