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    "Juin 1940 : du lycée à la guerre, de Jean-Marie Kowalski"

     

    Source : https://www.actualitte.com/communiques/juin-1940-du-lycee-a-la-guerre-de-jean-marie-kowalski-2007.htm

    "5 juin 1940, avant même que le général de Gaulle ne lance son appel demeuré célèbre, deux cousins, Claude Moulin http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=86818  et Jacques Verry  http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=100513 , lycéens à Rennes, prennent la décision de prendre la route d’un exil de combat et de continuer à se battre. Tous deux parviennent à rejoindre l’Angleterre, où ils s’engagent dans la France Libre en dépit de leur absence d’expérience militaire. S’enchaînent ensuite des opérations souvent fort éloignées du territoire national, jusqu’au retour en France métropolitaine lors du débarquement de Provence d’août 1944.  

     

    Comment deux jeunes gens que rien ne destinait à une carrière militaire ont-ils pu prendre une telle décision ? Quels sont les facteurs familiaux, scolaires, associatifs, ou encore les éléments de formation politique qui ont pu les conduire à quitter leurs foyers ?  

     

    Telles sont quelques-unes des questions auxquelles tente de répondre ce livre, fondé sur les lettres et photographies laissées à ses descendants par Claude Moulin.

     

    L’auteur, Jean-Marie Kowalski, est maître de conférences à l’Université de Paris-IV Sorbonne. Il enseigne l’histoire à l’École navale (Lanvéoc-Poulmic), qui forme les futurs officiers de la Marine nationale. Plus qu’un livre historique sur un aspect souvent méconnu de la Seconde Guerre mondiale, ce texte revêt une dimension personnelle forte. Le personnage central n’est en effet autre que le grand-père maternel de l’auteur, qui lui a transmis les documents originaux qui fournissent une matière inédite, livrant les réflexions et témoignages souvent saisissants d’un jeune homme parti à l’âge de

    18 ans."


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  • http://www.lefigaro.fr/livres/2015/01/07/03005-20150107ARTFIG00346--la-grande-misere-survivre-a-ravensbrck.php

     

    "En 1948, Maisie Renault  http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=93023  , la sœur du Colonel Remy, écrivit ce qu'elle avait vécu en camp de concentration.

    crit à la Libération par une rescapée de Ravensbrück, May Renault, dite Maisie, La Grande Misère constitue un témoignage exceptionnel. Publié une première fois en 1948, il défraye la chronique puis est oublié des décennies durant pour être redécouvert par Christian Delporte, professeur d'histoire. Il vient d'en rédiger l'introduction pour les ÉditionsFlammarion qui ont décidé de le republier. On a pris l'habitude, dès qu'il est question de la Seconde Guerre mondiale, de surenchérir dans l'indignation. La force de ce texte est dans sa sobriété: une jeune femme arrêtée par les Allemands pour son action dans la Confrérie Notre-Dame fondée par son frère, le monarchiste Gilbert Renault, dit Remy, raconte ce qu'elle a vécu depuis sa déportation à Ravensbrück en février 1944 jusqu'à sa libération en 1945. Nul n'évoque mieux ce récit que Louis François, qui a connu Maisie et fut déporté lui aussi. «Voici le témoignage le plus dénué de littérature, le plus vrai sur les camps de concentration nazie. Nous tous, trop peu nombreux, qui avons eu la chance d'en revenir, lisons ces pages comme nos propres souvenirs d'outre-tombe. Dans celles-ci, aucun trait forcé (…), le seul récit exact d'une série d'événements qui sont autant de petites horreurs. Ainsi se dégage d'autant mieux une impression d'horreur pesante, écrasante», écrivait l'ancien résistant dans la préface à l'édition originale.

    Des pieds et des poings

    L'intérêt de ce texte est triple. La Grande Misère est bien sûr un document sur la perversité du nazisme et le fonctionnement d'un camp où furent enfermées plusieurs dizaines de milliers de femmes, dont 28.000 mourront de mauvais traitements ou d'extermination pure et simple. C'est aussi un récit sur la survie de celles, russes, juives, tziganes, françaises, polonaises, etc. qui durent affronter la faim, la saleté et l'humiliation et en arrivèrent à se battre pour un quignon de pain ou une place dans un lit. Enfin, c'est le témoignage d'une femme hors du commun qui protège sa sœur, Isabelle, déportée avec elle. Une femme croyante, mystique même, mais qui ne se raconte pas d'histoire. Elle aussi utilise ses pieds et ses poings quand il s'agit de se défendre. D'un style lapidaire, elle décrit ce qu'elle voit: «Pierrette du block 6 est venue emprunter mon peigne jusqu'à demain. J'ai été frappée par la fixité de son regard. Elle est morte dans la nuit.»

    Disparue en 2003, presque vingt ans après son frère, dont François Mitterrand dira qu'il était «pour toujours l'honneur de la France», Maisie a œuvré pour la mémoire d'une Résistance à laquelle toute sa famille s'est vouée - un de ses frères, Philippe, est même mort en déportation. Une résistance des premiers jours animée par une foi en la France dont ce livre témoigne et qui constitue comme un défi au nihilisme contemporain.

    La Grande Misère, de Maisie Renault, Flammarion, 232 p., 21 €."


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    Source : http://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/minihy-treguier/distinction-a-gothard-au-nom-de-la-liberte-13-01-2015-10489793.php

    "Distinction. A. Gothard au nom de la Liberté"

     

    Albert Gothard,  http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=71639 qui habite au Binen, à Minihy, depuis une dizaine d’années, a reçu,

    vendredi, lors des vœux, la Croix de chevalier de la Légion d’honneur, par le colonel

    Raymond Martin. De gauche à droite : Allain Hamon, responsable Lannion-Trégor

    du Comité de la Légion d’honneur ; Albert Gothard, Raymond Martin, Jean-Yves Fenvarc’h.

     

    « Je voudrais indiquer aux jeunes qui sont ici et aux moins jeunes qui l’auraient oublié, que la liberté n’est jamais donnée, qu’elle se mérite, qu’on se bat pour elle… », des propos prononcés par le colonel Raymond Martin, en remettant la Croix de Chevalier de la Légion d'honneur à Albert Gothard, vendredi. Des paroles qui avaient une solennité particulière à l’heure où, de tragiques événements se déroulaient en région parisienne. C’est pour cette liberté que le récipiendaire est entré en Résistance à l’âge de 17 ans.

    Son engagement

    Né en 1923, à Varsovie, de parents polonais, il a été naturalisé en 1925 et a fait sa scolarité dans la capitale. En 1940, il a décidé de rejoindre la zone libre et le général

    De Gaulle en 1942 via Gilbraltar. Une « entreprise périlleuse » qui lui a valu d’être incarcéré en Espagne où il a pris la nationalité d’un Québécois de 16 ans. Un subterfuge qui lui a permis d’être libéré en vertu d’une convention qui interdit l’emprisonnement de jeunes âgés de 16 ans et moins et de rejoindre Gibraltar puis Londres où il a souscrit immédiatement un engagement pour la durée de la guerre dans les Forces navales françaises libres jusqu’à son retour à la vie civile en septembre 1945.

     

    « Tu peux être fier de cette récompense », lui a déclaré le colonel Martin en rappelant « qu’il rejoint ainsi son frère aîné, ancien de la 2e DB de Leclerc qui a fait le débarquement en Normandie, toute la campagne de France et bien au-delà ».

     


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    Source : http://www.lavoixdunord.fr/region/jean-michaux-de-sainghin-a-londres-en-voiture-jusqu-a-ia28b50439n2606209

    Marie Vandekerkhove (texte) et Stéphane Mortagne (photo)

     

    "Jean Michaux, de Sainghin à Londres, en voiture jusqu’à de Gaulle"

    "Jean Michaux, de Sainghin à Londres, en voiture jusqu’à de Gaulle"

    "Jean Michaux, de Sainghin à Londres, en voiture jusqu’à de Gaulle"

     

     

     

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    Le Sainghinois de 93 ans  http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=85396  appartient à la promo du Nouvel an de la Légion d’honneur. Et c’est son fils qui va la lui remettre. L’occasion d’évoquer les faits d’arme de ce compagnon du Général qui a libéré Paris en Harley Davidson.

    L’aventure de sa vie est née d’une bonne action. « La châtelaine de Sainghin, Madame Josson, 74 ans, m’a demandé de la conduire en voiture jusqu’à Dinard. Sa belle-fille et son petit-fils avaient trouvé refuge là-bas, son fils était mobilisé », se souvient le nonagénaire. Seul souci, de taille : le jeune homme de 18 ans n’a pas son permis. « J’ai demandé au cafetier du village de me donner les rudiments de la conduite. Madame Josson, sa dame de compagnie et moi sommes partis deux jours après, dans une voiture du château ».

    L’aventure commence le 18 mai 1940, avec la bénédiction des parents de Jean. Papa est paysagiste du château. Maman refuse que ses deux fils subissent l’occupation allemande, comme en 1914. Sur les routes, c’est la cohue. L’évacuation. Le conducteur néophyte et ses deux passagères arrivent à bon port à Dinard. Et y demeurent. « Je suis allé chercher du travail à la mairie. On m’a orienté vers un vendeur de boissons qui cherchait un livreur ». Nouveau pied de nez du sort : Jean est embauché pour conduire le camion de la brasserie.

    Un mois plus tard, de Gaulle lance son appel du 18 Juin depuis Londres. On l’entend à Dinard. « Mon patron m’a dit : j’aurais 10 ans de moins, j’irais. Alors il a sorti deux billets de son portefeuille et me les a donnés ». Jean veut traverser la Manche. « J’ai descendu l’avenue de la Mer et suis tombé sur des marins qui poussaient une voiture en panne. Le tableau de bord était identique à celle des Josson. J’ai réussi à la démarrer et suis parti avec eux ».

    Direction Brest. Jean embarque sur un bateau vers Cardiff, en faisant semblant de porter des caisses. Il s’engage dans les Forces françaises libres. « J’étais affecté à Camberley, à 70 km de Londres. Pendant un an, c’est moi qui portais, à moto, les courriers à l’état-major. Souvent, je croisais de Gaulle et parfois, nous parlions du Nord… », se souvient le nonagénaire.

    Jean part ensuite en Afrique, devient moniteur de conduite pour l’armée. Il revient en France avec le général Leclerc et la 2e DB et libère Paris en Harley Davidson. Avant de rentrer à Sainghin, en 1945, d’épouser la fille du cafetier qui l’avait initié au volant et de mener une carrière dans les transports, jusqu’au garage de la Voix du Nord pendant trente ans."

     

     

     


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